Hier soir, José Bové, député européen est venu soutenir les candidats d'Europe Ecologie-Les Verts dans le Val de Marne. Bruno Bossard était présent aux côté des jeunes candidats Aminata Niakaté et Mehdi Belabbas. Au menu des discussions bien sûr les questions environnementales qui nous concernent tous et qui sont au coeur des combats de José Bové: les OGM et l'exploitation des gaz de schiste, notamment. Ce dernier point est particulièrement d'actualité dans la 3è circonscription où des permis de recherche (dit de Chevry) ont été attribués. Les communes du plateau Briard sont concernées par une future exploitation, mais bien au delà aussi, de nombreuses autres communes du fait des pollutions certaines de la principale nappe phréatique (dite du Champigny) qui alimente une partie de notre eau potable du département. La technique d'extraction des gaz de schiste par la fracturation hydraulique comporte un risque grave de pollutions diverses et une atteinte majeure à nos conditions de vie dans cette partie du Val de Marne, c'est pourquoi il faut de façon déterminée s'y opposer. seul le candidat UMP, Didier Gonzalès a défendu le fait que les permis de recherche ne signifient pas forcément l'attribution de permis d'exploitation!!!! De qui se moque-t-on? Pourquoi donc la société Poros qui a été attributaire de permis de recherche s'en tiendrait uniquement à investir de l'argent dans la recherche d'hydrocarbures sans imaginer une possible exploitation ultérieure? Le député sortant qui accuse ses adversaires d'instrumentaliser ce dossier à des fins politiques a lui déjà tranché. Il soutient évidemment l'exploitation des gaz de schistes dans cette partie du Val de Marne. Bien entendu, pour la ville dont il est maire (Villeneuve le Roi), il se sent moins concerné car à l'opposé géographique de la circonscription. Il a tord, cette commune est alimentée en eau potable par la nappe phréatique du Champigny qui sera touchée.
Mais en France, le refrain est bien connu: aux sociétés du secteur privée d'exploiter le sous sol et de faire des bénéfices conséquents, et en cas de pollution (agricole ou chimique), au secteur public de réparer en dépolluant à coup de milliards ce qui nous est vital, l'eau. Ce sont donc aux contribuables que nous sommes d'assumer les mauvaises décisions politiques, et les conséquences environnementales néfastes dûes aux pollueurs sans scrupules. Merci Monsieur Gonzalès.
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