L’écologie humaine ne se réduit pas à la question de l’environnement. Même si l’amour de la nature peut être une motivation majeure, c’est bien notre mode de vie, de produire, de consommer, de nous distraire, qui modèle notre environnement. On pourra alors la définir comme une écologie politique, celle d’une espèce particulière, espèce sociale et politique (littéralement qui s’occupe des affaires de la cité). Une politique du « mieux vivre », qui prend en compte les conséquences de nos actes sur notre santé, sur cette nature que nous empruntons aux générations futures.
Comment alors réorienter notre développement économique pour le rendre « soutenable » : conforme aux besoins de la génération actuelle, à commencer par les plus démunis, sans compromettre les droits des générations futures à une Terre vivable et harmonieuse.
On a commencé à parler de « développement durable » en 1987, avec la publication du rapport de la Commission mondiale sur l’environnement et le développement intitulé Notre Avenir à Tous . Voici la définition officielle que donne ce rapport : « Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. »
Au Sommet de la Terre à Rio de Janeiro, en 2002, cette définition a été enrichie. On parle désormais des « trois piliers » du développement durable : le progrès économique, la justice sociale et la préservation de l’environnement.
Voici quelques questions que l’on peut se poser pour évaluer si les activités économiques déployées dans une zone correspondent à un développement durable :
Pilier économique
Ces activités sont-elles viables financièrement ?
Contribuent-elles au développement économique de toute la zone ?
Pilier social
Quelles sont les conséquences sociales de ces activités pour les différentes populations concernées ?
Pilier environnemental
Quel impact ont-elles sur les ressources naturelles ?
Quelles conséquences pour l’environnement et pour la santé ?
Mais la notion de développement durable s’est révélée au fil du temps un compromis minimal, car la satisfaction des besoins de tous est extrêmement ambiguë, les riches et les pauvres ne revendiquant pas la satisfaction des mêmes besoins. Nous préférerons alors parler de DÉVELOPPEMENT SOUTENABLE, lié à la notion d’éco-développement, intégrant les questions de justice sociale, sobriété énergétique, respect de la nature, fin du libre-échange sauvage, non-exploitation d’un territoire par un autre….
Ces questionnements peuvent être appliqués à un pays, une région, une ville …alors pour Ablon sur Seine, pour Villeneuve le Roi, pour le Val de Marne et pour la planète...qu'attendons-nous?
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